Maxime C

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Il était une fois entre son chapeau australien (ciel) et ses santiags mexicaines (terre) Maxime C. Si j’en suis là, à chroniquer des albums chaque mois, c’est que la musique joue un rôle capital dans mon existence. Tout le monde aime la musique, elle est si diverse que tout le monde a son coup de cœur. Ce n’est pas l’éventail multi-sonorisé de nos articles sur LVM qui contredira cette Lapalissade mais il me semble que certains humains sont vraiment atteints et ne peuvent (ne veulent ?) plus en être guéris.

L’Homme nait libre et égal aux autres, mais nul Homme ne sait quel sera son destin musical. Beaucoup se contenteront de bêler en rythme à chaque mode, d’autres sortiront du grand troupeau pour rejoindre d’autres brebis. Abreuvée à diverses sources, cette culture s’enrichit et c’est avec peine et désarroi qu’à son terme ma petite vie d’hominidé se désolera de tous ces sons, livres et œuvres qui ne m’auront pas façonné. Mon plioir en os seul et désolé. Et mes atomes se restructureront pour former une substance nouvelle au Karma, je l’espère, un peu meilleur. En tout cas, ces molécules auront dans ce laps de temps synthétisé la moelle de mon âme, celle des notes bleues, celle qui émane du chant d’un griot, d’un glissando de guitare hawaïenne ou d’une trompette plaintive au fond d’une cave enfumée. La nature offre gratuitement ces petits bonheurs, le plaisir visuel fugace d’un panorama baigné d’une lumière divine, le clapotis musical de la pluie ou la course folle du vent dans les branches.

L’Homme, depuis son origine, tente d’en approcher la vérité et l’authenticité par la culture, l’art, les arts. L’Homme n’a que cela en commun, ce besoin viscéral après l’épanchement de la faim et la soif (et la perpétuation de l’espèce, du clan) de créer de l’art et de le partager. Les grottes préhistoriques sont cela, des temples artistiques et sonores, des lieux de communion d’humains entre eux vers l’inintelligible, les mystères de la vie et de la mort, de la Terre et du Ciel. Jeune enfant, lors des gardes paternelles d’après-midi, et depuis mon adolescence sur une piste de danse (torse poil comme la tradition familiale l’impose) ou attentivement auprès de ma chaîne hi-fi, j’ai inconsciemment reproduit ces rites immémoriaux, je suis rentré en transe vaudou, j’ai été emporté dans les cieux comme un gypaète barbu planant sur la musique véhiculée par la fée électricité.

Alors vous toutes, petites oreilles curieuses qui passez ici, n’oubliez jamais ces mots prophétiques de Jim Morisson : « La musique est ta meilleure (et seule) amie jusqu’à la fin ».

Mon univers :
  • Un film : « Danse Avec Les Loups » de Kevin Costner (1990)
  • Un disque : « Electric Ladyland » de Jimi Hendrix (1968)
  • Un livre : « Jean-Christophe » de Romain Rolland (1912)
  • Une douceur : N’importe quelle bière belge (sauf Orval et Kriek) ou du Nord, avec un morceau de Passendale

 


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