Marvellous : What To Believe


SECHS-MACHINE

Pochette de What To Believe par MarvellousRemettons ici les pendules à l’heure : non, le 10 juin 2016 n’était pas seulement la date du match d’ouverture de l’Euro français. Quant au 13 juin, il n’y en avait pas que pour mon anniversaire (quarante ans pourtant, ça se fête), malheureusement non.

 

Si je regrette quelque peu la deuxième éventualité, je n’en reste pas moins beau joueur avec le nonette parisien Marvellous. Après une sortie digitale en début d’année, le groupe publiait vendredi dernier (le 10 donc) son tout premier album « What To Believe » en version physique, CD et vinyl. Les jeunes gens nous invitaient ensuite au New Morning pour leur release-party ce lundi (le 13) afin de défendre leur bouillonnant répertoire funk. Si ça c’est pas de l’actu bien chaude, alors moi je suis le Pape et ma femme la Reine d’Angleterre (pas très catholique, tout ça). A la base, Marvellous c’est une bande de potes en musicologie à Paris VIII qui décident un beau jour de faire du jazz-funk instrumental après les cours. Mais ça, c’était avant. Avant la rencontre décisive avec la voix de velours de Wolfgang Valbrun l’américain. Ensemble, ils accoucheront d’un EP éponyme en 2012 (félicitation aux papas et à la maman…) avant de remettre le couvert cette année en donnant un grand frère au petit EP joufflu, joueur et jouissif.

Dès les premières minutes, on sait que ces gars-là ont dû en passer des heures à écouter James Brown, Tower Of Power ou même Jamiroquai pour digérer à ce point les différents courants historiques du funk et en rendre chaque détail – des lignes de basse syncopées aux cocottes de guitare en passant par les nappes de claviers vintage et bien sûr les gimmicks pêchus d’une redoutable section de cuivres. On sait aussi décidément que la scène parisienne regorge donc de ces as du transformisme musical, véritables caméléons capables d’endosser toutes les couleurs de l’univers dans lequel ils évoluent, évitant la pale copie en l’habitant de façon aussi vraie que nature. Souvenez-vous juste hier du jazz à la Blue Note de Florian Pellissier, ou avant-hier de la samba-funk de Camarao Orkestra. Enfin, on sait surtout que les semelles vont chauffer, les popotins balancer et la sueur perler tant l’animalité féline du funk est préservée dans une interprétation qui n’a d’égal que la technique hors-pair des musiciens ici rassemblés (Aaah, le solo de guitare de Fire Starts). Je ferme les yeux et écoute : Otis, Curtis et les autres ne sont peut-être pas si morts…

 

La vidéo officielle du single The Doc By The Dock (With A Duck)


13 titres / 51 mn (Marvellous) – Sortie le 10/06/2016

Wolfgang Valbrun : Voix – Erwan Larnicol : Guitare, voix – Cyrille Vannier : Claviers – Bastien Foirier : Basse – Charles Colistro : Batterie – Gabriel Levasseur : Trompette – Brian Alecki : Saxophone alto – Thierry Lemaître : Saxophones ténor & soprano – Bastien Ferrez : Saxophone baryton

Produit par Marvellous

En savoir plus : www.marvellous-website.com


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