Eric Legnini : Waxx Up


WAXX NEW, DOC ?

Pochette de Waxx Up par Eric LegniniÇa avait commencé par mon anniversaire (où sont mes vingt ans ?). Puis il y a eu la Fête des pères, celle de la musique en même temps que le début de l’été, jusqu’à la Fête nationale, il y a quelques jours. Bref, que de faits marquants ! Manquerait plus que ce soit les vacances…

 

En plus, et après le bleu d’Aphex Twin, le bleu du ciel aujourd’hui n’a d’égal que celui du nouvel album d’Eric Legnini. Les plus anciens ici (qu’ils en soient chaleureusement remerciés) se souviendront que nous avions quitté ce dernier en 2013, alors qu’Ilse G partageait sa découverte du précédent « Sing Twice ! », déjà annonciateur de changements à venir. En passionné d’athlétisme, je prends donc aujourd’hui le relai pour donner mon ressenti sur un disque généreux, dans lequel pourtant j’ai eu un peu de mal à rentrer. La faute au style un poil inattendu, inhabituel ? A la relative hétérogénéité finale de l’ensemble ? Ou peut-être à la salade de choux de Bruxelles, topinambours et salsifis que j’avais avalée avec gourmandise la veille ? Dieu seul le sait, et c’est tant pis pour lui. Comme souvent pour moi, la découverte d’un disque commence par sa pochette, ici un océan de bleu pâle. Aujourd’hui extrêmement prisée dans le monde occidental, cette couleur symbolise la fidélité, la chasteté, la loyauté, la liberté, le calme et la sagesse (parce que même en juillet, les -té ne suffisent pas). Mais surtout, le graphisme de la pochette n’est pas sans me rappeler ceux de vieux disques de jazz et de soul, puisque c’est là qu’on doit pouvoir aller chercher la source de ce « Waxx Up » bien ficelé.

Ne cherchant pas à créer un genre, le pianiste rassemble plus modestement les musiques qu’il écoutait à la maison, et se place pour son treizième disque en leader plus en producteur qu’en simple interprète. En effet, les morceaux sont terriblement efficaces et la production léchée n’y est pas pour rien. Dans son intime entreprise, Eric Legnini s’adjoint les services d’invités à faire pâlir les plus grands organisateurs de soirées mondaines : Hugh Coltman, Ibrahim Maalouf, Yael Naim, Mathieu Boogaerts, Michelle Willis, rien que ça… Et prenant soin de laisser chacune de ces voix s’exprimer dans un style qui lui correspond, le Belge compose des chansons de jazz ouvertes sur le monde d’hier et d’aujourd’hui. Un peu comme quand, au début des années 70, des pianistes comme Herbie Hancock (dont Legnini s’était déjà énormément inspiré à ses débuts) incorporaient la soul et le funk à leur jazz, qu’ils électrifiaient aussi notamment par l’utilisation d’un Fender Rhodes, instrument ici omniprésent. Alors get up, waxx up !

 

La vidéo officielle du single Despair


15 titres / 60 mn (Anteprima) – Sortie le 17/03/2017

Eric Legnini : Fender Rhodes, Wurlitzer, claviers, percussions – Daniel Romeo : Basse, guitare – Franck Agulhon : Batterie, percussions – Eric Löhrer : Guitares – Xavier Tribolet : Claviers – Quentin Ghomari : Trompette, bugle – Boris Pokora : Saxophones, flûte – Jerry Edwards : Trombone – Michelle Willis, Charles X, Yael Naim, Anaëlle Potdevin, Mathieu Boogaerts, Hugh Coltman & Natalie Williams : Voix – Kellylee Evans : Choeurs

Produit par Eric Legnini

En savoir plus : www.ericlegnini.com


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