Steven Wilson : To The Bone


BOSS À MOELLE

Pochette de To The Bone par Steven WilsonParmi mes bonnes résolutions pour l’année 2018, j’ai décidé d’arrêter de procastriner, procrastriner, procarstiner, procrrrr, enfin de remettre au lendemain ce que je pouvais faire le jour-même. Steven Wilson peut donc remercier la nouvelle année.

 

Car cette chronique, ça fait un moment que je dois la rédiger, le Grand Orchestrateur de ce blog m’en ayant d’ailleurs récemment touché un mot. Mais c’est que j’ai été tellement choqué par la perte de l’idole des jeunes, moi… Alors voilà : Steven Wilson, c’est aussi un peu le pote qu’on a tous envie d’avoir. Il est intelligent (il a des lunettes), il est cool (il a les cheveux longs), il sent le sable chaud (il est blond) et en plus il joue toujours pieds-nus sur scène. C’est carrément trop un winner, quoi ! En plus du groupe phare de la scène progressive qu’il mène depuis une trentaine d’années Porcupine Tree, le gars cumule les projets avec un appétit à donner des frissons à Frédéric Michalak et Paul Bocuse (paix à son âme) réunis : No Man, Storm Corrosion, Bass Communion, Incredible Expanding Mindfuck – même les noms de ses groupes, c’est d’la balle, un winner, j’vous dis. Aujourd’hui, c’est un cinquième album solo que le Britannique propose, affirmant vouloir y célébrer les groupes de pop progressive qui ont marqué sa jeunesse.

Ce qui est certain, c’est que la quintessence que Wilson cherche à atteindre sur « To The Bone » ne laisse pas son public indifférent. Il aime ou il n’aime pas. Délaissant les constructions alambiquées, faites de passages variés, de structures rythmiques complexes et de riffs de guitare heavys, le blondinet boulimique présente une musique résolument plus accessible, à l’image des artistes auxquels il fait référence (Peter Gabriel, Kate Bush, Talk Talk ou Tears For Fears). En fait, à l’écoute, j’irais même plus loin en citant des groupes encore plus pop comme Toto (le refrain de The Same Asylum As Before) ou Supertramp (la coda de Refuge), et le single Permanating n’est pas pour moi le meilleur titre de l’album. Heureusement, de vrais moments de pur bonheur rappellent toute l’étendue du talent du compositeur et démontrent s’il était besoin qu’il n’a rien perdu de sa fougue rock‘n’roll. Les textes, sombres comme à son habitude, traitent de sujets actuels (réfugiés, extrémismes, terrorisme…) et les voix des deux invitées Ninet Tayeb – déjà présente sur le précédent disque – et la Suissesse Sophie Hunger font mouche. Comment, vous avez dit Hunger ? Alimentaire, mon cher Wilson.

 

La vidéo officielle du single Nowhere Now


11 titres / 60 mn (Caroline) – Sortie le 18/08/2017

Steven Wilson : Voix, guitares, basse, claviers – Ninet Tayeb & Sophie Hunger : Voix – David Kollar & Paul Stacey : Guitare solo – Adam Holzman : Claviers, clavinet – Robin Mullarkey & Nick Beggs : Basse – Jeremy Stacey & Craig Blundell : Batterie – Pete Eckford : Percussions – Mark Feltham : Harmonica – Dave Kilminster : Chœurs

Produit par Steven Wilson

En savoir plus : www.stevenwilsonhq.com/sw


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