Tame Impala : Currents


SAUTE QUI PEUT

Depuis quelques années, le mois d’août est devenu un véritable désastre météorologique. Mes congés approchant (ah, vous êtes déjà revenus ? Désolé…) et pour plus de sérénité, j’ai décidé cette semaine de m’exiler à l’autre bout de la planète, plus précisément dans le sud-ouest de l’Australie.

 

Il faut dire que ce grand pays – tout comme l’Italie de Francesca Belmonte dont nous parlions il y a quelques semaines – est trop peu représenté sur LesVeillesMusicales. Et même si les quotas des différentes politiques sécuritaires nous ont jusqu’à présent épargnés, nous tenons ici malgré tout à faire preuve d’un éclectisme et d’une curiosité sans limites. Mais revenons à nos kangourous : Tame Impala vient de sortir cet été son troisième opus « Currents » et d’albums en albums, le groupe s’amuse à surprendre ses fans. Enfin quand je dis groupe, je veux bien sûr parler de Kevin Parker, l’as des manettes, chevelu et omniprésent encore sur ce disque puisqu’il y fait tout. Il chante, joue de tous les instruments, compose, enregistre, produit, mixe, bref c’est un peu le couteau suisse de la pop psychédélique, sauf que lui est australien.

De Kevin Parker je connaissais ses précédents albums, ou celui qu’il avait produit pour sa copine Melody’s Echo Chamber en 2012. On reconnaît tout de suite le son Parker, ses ambiances ouatées, sa voix mouillée d’effets et sa production léchée. Mais cette fois, ce sont les influences et les références qui changent. Acceptant de bon gré d’être catégorisé « psyché », l’Australien prouve qu’il a bien d’autres musiques dans sa petite tête. Claquements de doigts, synthés omniprésents, cocottes funky et rythmiques basse-batterie chaloupées, on a de plus en plus envie de bouger du popotin sur la musique de Tame Impala. Mais surtout, j’ai aimé l’ambiguïté que Kevin Parker cultive sur son disque nouveau-né. J’ai aimé l’ambigüité d’un titre comme Cause I’m A Man, ne plus toujours savoir si j’entendais un clavier ou une guitare, et encore plus écouter cet as de la production laisser partir en vrille ses chansons, n’hésitant pas à faire beuguer de potentiels tubes bien rôdés comme son long Let It Happen d’ouverture. Il fallait oser, Tame Impala l’a fait. Voilà qui m’a décidément donné envie de partir en vacances à l’autre bout du monde. Bon, pour cette année ce sera la Bretagne, mais l’année prochaine peut-être…

 

La vidéo officielle du single Cause I’m A Man


 13 titres / 51 mn (Fiction) – Sortie le 17/07/2015

Kevin Parker : Voix, tous instruments

Produit par Kevin Parker

En savoir plus : www.tameimpala.com


One Comment on “Tame Impala : Currents

  1. La Bretagne, c’est déjà le bout du monde … surtout le Finistère !

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