Spiteri : Spiteri


VOUS AVEZ DIT SHARLEEN ?

Pochette de Spiteri par SpiteriAux premiers jours d’un été fort attendu, je suis retourné (comme tous les jours) dans ma discothèque à la recherche d’un album aux parfums adéquats. Dans une période où les jeux sont rois avec l’arrivée prochaine d’une édition brésilienne des Jeux Olympiques, c’est vers le peu de disques latinos en ma possession que je me suis tourné.

 

J’ai donc remis en marche mon tourne-disque pour y poser en 33 révolutions à la minute l’album de Spiteri. Flash-back : l’achat. Je farfouille il y a quatre ou cinq ans dans les rayons, et trouve ce vinyle en réédition sur le label VampiSoul d’un groupe totalement oublié qui s’était présenté en couverture de son disque comme découvert au fin fond d’une jungle… vénézuélienne ! Nous sommes en 1973, et à cette époque ces pays sont bien loin d’être de gros pourvoyeurs en albums de rock. Mais comme les africains avaient créé l’afro-rock en mélangeant les disques en imports ou les hits anglo-saxons à leur environnement musical local (comme Osibisa en Angleterre à la même période), les sud-américains créèrent çà et là une scène latino-rock. Rappelons ici que ces pays étaient surveillés de près par la CIA pour cause de guerre froide et de guérillas marxo-castristes. Ainsi, n’oublions pas que le 11 Septembre (1973, donc) verra d’abord un coup d’état fomenté par les USA contre le Chili socialiste de Salvador Allende avant de prendre l’unique souvenir commémorationnel de notre triste XXIème siècle !

Il est vrai que lorsqu’on écoute Spiteri, on pense de suite aux disques de Santana, mais il y a chez Spiteri un son, un groove véritablement latino (Barlovento, No Time For Hesitation (O Mai O Mai)) et ce, sans faire injure au groupe précité que j’adore, du moins dans sa période fin sixties-seventies. Je ne reviendrai pas sur l’histoire de ce groupe, car la version vinyle (en CD cela doit être la même chose) est farcie de belles photos et d’une biographie complète, mais la qualité est là. En fan de rock de cette période, je fus conquis par les riffs de guitare se mélangeant dans un agréable mix de congas et de flûte (Soul Inside). Et quand on sait que des gens comme Traffic, Rod Stewart, Noël Redding, Paul McCartney et même Bob Marley – l’autre découverte outre atlantique la même année – les adoubèrent, on est sûrs de veiller en transe au coin d’un feu de camp durant cet été que nous espérons agréable et ensoleillé à la Campesina.

 

Le single Campesina, extrait de « Spiteri »


13 titres / 66 mn (Vampisoul) – Sortie le 09/02/2010

Jorge Spiteri : Voix, guitare, piano – Charlei Spiteri : Voix, congas – Joe Romero : Guitare électrique, saxophone, voix – Micho : Flûte – Chema : Basse – Bernardo Bull : Batterie

Produit par Barry Kirsch

En savoir plus : www.munster-records.com/spiteri


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