Inglorious : Inglorious


ORGANE CONTRE ORGAN

Pochette de Inglorious par IngloriousAprès sa chronique toute récente au sujet du coffret consacré au groupe Taste de Rory Gallagher, Maxime C, notre amateur ès rock à nous, ne chôme pas et croise son regard avec celui de Demetrius P sur le premier album d’Inglorious, un groupe bien d’aujourd’hui celui-là. Quoique…

 

Maxime C – « C’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes ». Nous vivons une époque de transition, les idoles des 60’s et 70’s, voir 80’s (Guns N’ Roses) arpentent tant qu’ils le peuvent les scènes du monde ou tentent un projet (Iggy Pop) et si ces derniers sont six pieds sous terre, les coverband en ravivent la flamme d’antan. D’autres comme ces Inglorious créent eux leur propre matériel, même s’il est clair en passant le premier titre (Until I Die) qu’ils doivent tout à Deep Purple, époque David Coverdale. Mais loin d’être d’une pâle copie, ce groupe pourrait aller loin car il sait faire sauter les potards. Ils ne révolutionnent pas grand-chose mais comme dans toutes les Églises, le messie fondateur est mortel et ne restent que les apôtres et les fidèles pour perpétuer la foi. Entre hétérodoxe et orthodoxe, le débat est alors ouvert. Inglorious est à classer dans la deuxième catégorie, mais faut-il s’en plaindre ? Ils sont pour moi au même niveau des Whiskey Myers, parfaits continuateurs de Lynyrd Skynyrd. Mieux vaut des musiciens en chair et en os que des hologrammes (Tu-Pac, Elvis).

Demetrius P – Autant le dire tout de go, comme ça les choses seront claires : ma culture rock ne casse pas des briques et je trouve amusant de voir les uns et les autres surenchérir en cherchant l’influence la plus évidente dans un panthéon du rock toujours plus garni. Alors bien sûr, ça sent un peu le jeune vieux (ou le vieux jeune) racorni pour moi aussi, un peu comme quand j’avais découvert les yankees de Rival Sons, qui jouent dans la même cour. Mais il est ici évident qu’il n’y a toujours eu que des Anglais pour jouer du rock à la sauce Deep Purple, Led Zeppelin ou Whitesnake. Car ces cinq Anglais-là (ou presque, l’un d’eux est suédois) savent s’y prendre pour mêler leurs influences historiques à une production bien d’aujourd’hui, et ainsi parvenir à nous surprendre malgré tout à quelques entournures. D’intros inattendues en ruptures rythmiques et en saveurs inavouables (me concernant, des réminiscences du rock FM de Toto, par les harmonies vocales, quelques sonorités et des solos de guitares que ne renierait sûrement pas Steve Lukather, d’ailleurs grand fan du combo britannique), je me suis laissé avoir à ce jeu-là. Bon, la tracklist ne respire pas forcément la gaieté (Bleed For You, Until I Die, Girl Got A Gun…) mais allez quoi, c’est du rock, du vrai, on n’est quand-même pas des chochottes !

 

La vidéo officielle du single Until I Die


11 titres / 50 mn (Frontiers Music) – Sortie le 19/02/2016

Nathan James : Voix – Will Taylor : Guitare rythmique – Andreas Eriksson : Guitare lead – Colin Parkinson : Basse – Phil Beaver : Batterie

Produit par Inglorious

En savoir plus : www.inglorious.com

 


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