Strand Of Oaks : Heal


MIEUX VAUT GUÉRIR

Pochette de Heal par Strand Of OaksIl paraît que la gastro tourne pas mal en ce moment dans le coin. Et il est vrai que mon petit garçon comme ma petite femme (n’allez pas croire que tout le monde autour de moi est petit, c’est affectueux) ont réussi à en choper quelques restes dernièrement.

 

Je me suis donc dit que je ne pouvais trouver mieux qu’un album intitulé « Heal » (guérir) dans la présente situation. Mais nous parlerons ici de ce que la musique peut guérir. Strand Of Oaks, ce n’est autre que Tim Showalter, passionné de musique et jusqu’à présent illustre inconnu pour nos bonnes vieilles oreilles franchouillardes. L’américain barbu et chevelu, au look de biker métalleux, nous emmène à la découverte de ses dix dernières années à lui, entre joies et horreurs, dans un beau voyage intime et solitaire. Pour son quatrième disque, Showalter délaisse le folk de ses débuts pour un rock cependant tout aussi intimiste, jouant quasiment de tout et ne s’interdisant aucun écart dans l’instrumentation parfois digne des années 80-90. Entre le Neil Young de « Zuma » (1975) et le Springsteen de « Nebraska » (1982) notamment, Strand Of Oaks réussit à condenser des décennies de rock américain en un peu plus de quarante minutes.

Après le rythmé Goshen ’97 introductif, son mur du son et sa participation de J Mascis, leader échappé de Dinosaur Jr., on évolue ensuite à travers les situations et les souvenirs du folk-rocker, ses hauts et ses bas, et l’on s’insurge comme lui de toutes les critiques faciles qui traiteront définitivement cette musique de tristounette tant l’espérance et l’optimisme qu’elle contient sont bien réels. À l’image de JM (son Cortez The Killer à lui), hommage poignant de Showalter à Jason Molina, son idole disparue l’année dernière à tout juste trente-neuf ans d’un alcoolisme chronique, lui qui incarnait tant à la fois la beauté de la vie vraie et ses côté sombres. Alors oui, prévenir c’est bien, mais parvenir à guérir c’est encore mieux. Et ce ne sont pas uniquement les récentes gastros à la maison qui me font dire cela…

 

La vidéo officielle du single Shut In


10 titres / 42 mn (Dead Oceans) – Sortie le 30/06/2014

Timothy Showalter : Voix, guitares, claviers, basse – Steve Clements : Batterie, synthés, piano – Gabe Schray : Guitare baryton – J Mascis : Guitare

Réalisé par Ben Vehorn & Timothy Showalter

En savoir plus : www.strandofoaks.bandcamp.com


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