Get Well Soon : Love


UN PEU DE RHUM ANTIQUE

Pochette de Love par Get Well SoonL’amour. Tout un programme, non ? Il triomphe de tout, il rend aveugle, il est plus fort que la mort. On peut mourir d’amour, faire quelque chose avec amour ou simplement être un amour. Bref, on le met à toutes les sauces car il y en a sûrement pour tous les goûts.

 

 

Même si des albums intitulés « Love », il y en a déjà eu des caisses, c’est au tour de Get Well Soon de nous en proposer aujourd’hui sa version toute personnelle. Get Well Soon, nous en avions déjà parlé en septembre 2012, lors de la sortie de leur précédent album « The Scarlet Beast o’ Seven Heads ». Il s’agit en fait du projet de l’allemand Konstantin Gropper, qui nous montre que la musique outre-Rhin ne se résume pas au jazz des labels ECM et ACT, à la pop de Milky Chance ou à l’électro-techno de Paul Kalkbrenner. Il faut bien dire que la musique allemande subit le poids d’un héritage certain qui n’est d’ailleurs pas sans laisser son empreinte dans la musique même de Get Well Soon. C’est sûr, il y a du romantisme là-dedans, de cette musique de l’âme passionnée, tourmentée, de cette vision exacerbée d’une nature hostile où l’homme solitaire doit faire face aux éléments et à lui-même. Oui, selon moi Gropper se pose en héritier direct des Beethoven, Schubert et autres Mendelssohn. Je sais, tout cela fait un peu grandiloquent, mais on parle d’amour et de romantisme, bordel.

Alors que l’album précédent était intensément sombre, la musique de l’Allemand se montre cette fois sous un jour apparemment plus éclairé et apaisé. Le groupe – si l’on peut ainsi dire, Gropper étant seul (maître) à bord – ne nous avait pas habitués à ces gimmicks, à ces ambiances parfois très 80’s (Marienbad, It’s A Catalogue, …), à ces rythmiques parfois très dansantes (Young Count Falls For Nurse). Et pourtant, il ne faudrait pas céder à la facilité de conclusions trop facilement hâtives. Un simple coup d’œil à la magnifique pochette qu’on a sous les yeux (adeptes du mp3, repentez-vous , amen) constitue une clé de la réflexion : l’œuvre du peintre allemand du XIXème siècle Friedrich Gauermann, représentant le festin d’une famille d’ursidés dépeçant un cerf, cadre-t-elle idéalement avec un album intitulé « Love » ? Le clip vidéo du single It’s Love – ci-dessous – finit de tordre le cou à l’idée première d’un album vraiment printanier. Je sais que le soleil est là mais attention, l’hiver ne se termine vraiment que le 20 mars.

 

La vidéo officielle du single It’s Love


 

Konstantin Gropper : Voix, tous instruments – Marcus Wüst : Orgue – Markus Ganter : Basse – Paul Kenny : Batterie – Verena Gropper, Alexandra Mayr, Mia Diekow & Christian Pradler : Choeurs – Christian Ehringer : Trompette – Andreas Pompe : Saxophone – Robert Solomon : Trombone

Produit par Marcus Wüst & Konstantin Gropper

En savoir plus : www.youwillgetwellsoon.com


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