Lillie Mae : Forever & Then Some


ON LA TROUVAIT PLUTÔT JOLIE, LILLIE

Pochette de Forever & Then Some par Lillie MaeLa country et Maxime C, une vieille histoire. Avec mes bottes mexicaines et mon fidèle chapeau, j’ai la dégaine d’un gars aficionado des danses qui font fureur ça et là. Perdu !

 

Par contre, je me rappelle fort bien (il y a quoi… quinze ans) la tête de mon pote Pierre T lorsque, nous rencontrant dans le train, je lui présente mon best-of d’Hank Williams alors que lui venait d’acquérir le dernier Korn ou un autre groupe de nu-metal ! Lillie n’est pas l’héroïne de notre Perret national, mais avec sa coupe iroquoise elle détonne visuellement dans ce milieu un peu réac ! Qu’en est-il musicalement ? Pour celles et ceux qui suivraient la brillante carrière de Jack White, elle ne vous est pas inconnue. Membre des Peacocks, le backing-band féminin de Jack lors de sa tournée solo en 2012, elle devint la seule représentante du « beau sexe » sur celle de 2014. Sa carrière sur les planches commence très jeune, à l’image d’autres aux USA. Lillie est la benjamine d’une famille de musiciens, comme – mais non pas les Frères Jackson – la Carter Family ! Si elle publie ce second album sans faire apparaître son nom Rische, toute la smala est là pour l’entourer ! Notre Lillie est jeune (27 ans) mais aligne déjà une belle carrière puisque son premier groupe de soeurs et frère, Jypsi, fut en 2008 un poil remarqué par un titre au top 40 country US (I Don’t Love You Like That).

Après un premier single en 2014 sur le label de son patron (et un temps, il semble, petit ami), Lillie l’épate et ils enregistrent donc le présent disque en très peu de temps. Un album totalement acoustique. Over The Hill And Through The Woods a des airs d’un Led Zep III à Headley Grange, les images folklore comme Honky Tonk & Taverns sont là. Ce titre étant une référence à l’addiction de notre Lillie pour la bouteille, mais depuis six ans elle est sobre comme un Pasteur du Dimanche (Wash Me Clean). La dame avoue qu’elle serait bien incapable d’écrire quoique ce soit qui ne soit pas vécu. On ne pourrait lui en vouloir car le meilleur de ce pays fut mis sur le papier souvent par l’unique et riche expérience de la vie : Thoreau, Jack London et Kerouac… Voici un album où alternent les ambiances country et bluegrass (These Daze). Le patron est théoriquement juste à la console, mais le solo de Honest & True est un pur moment Jack White et il se murmure que le mystérieux batteur Whip Triple ne serait autre que le batteur des Dead Weather ! Pour moi, c’est assez improbable tellement leur jeu est différent, mais avec un génie comme John Gillis, sait-on jamais…

 

Lillie Mae et son groupe interprètent Honest And True


11 titres / 45 mn (Third Man Records) – Sortie le 14/04/2017

Lillie Mae : Voix, guitare, violon – Frank Carter Rische : Guitare électrique, chœurs – Ian Craft : Banjo – Scarlett Rische : Mandoline – Mike Fried : Pedal steel – Dean Fertita : Orgue – Cory Younts : Piano – Brian Zass : Basse – Tanner Johnson & « Cool » Whip Triple : Batterie, percussions – McKenna Grace Rische : Chœurs

Produit par Jack White

En savoir plus : www.lilliemaemusic.com


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