Ping Machine : Easy Listening


A VOS SOUS, HÉ !

Pochette de Easy Listening par Ping MachineAllez hop, ce mois-ci c’est la rentrée. Mon cartable, mon plumier, mon goûter, tout est prêt pour entamer une nouvelle année scolaire sur LesVeillesMusicales. Et forcément, avec deux mois de repos, il y a du pain sur la planche…

 

En même temps, si tout le monde se mettait à faire comme Ping Machine (ou Ibrahim Maalouf il y a tout juste un an, d’ailleurs) et publiait deux albums le même jour, où irions-nous, je vous le demande. D’accord, la parution simultanée de « Easy Listening » et son (faux-)jumeau « Ubik » date de fin avril, mais c’est qu’il me fallait au moins tout ce temps pour digérer une musique aussi ambitieuse. Et comme en plus je suis enrhumé au moment d’écrire ces quelques lignes, non seulement je n’entends peut-être pas toutes les subtilités (oreilles bouchées obligent) mais en plus j’ai besoin de toute ma concentration pour avoir les idées aussi en place que possible. Atchoum ! Mais revenons à nos moutons. Je ne sais pas pour vous, mais le mot ping fait pour moi partie d’un univers polysémique riche, à la fois précis et complexe, poétique et hautement technique, qui va bien au-delà du -pong. Atchoum ! En effet, si la plateforme musicale Ping fut en son temps le pire flop d’Apple, un ping c’est aussi et surtout une requête informatique bien connue des blogueurs dont je fais modestement partie : une connexion entre deux serveurs, voire entre plusieurs réseaux. Et si c’était tout ça et plus encore, Ping Machine (atchoum !) ?

Car en baptisant son opus « Easy Listening », la formation menée par Fred Maurin fait fort. Attention, la facilité d’écoute à laquelle on fait référence ici peut-elle être éclairée par « Ubik », a priori plus difficile d’approche ? Dans les deux cas, le jazz dont il est question est ultra contemporain et l’orchestre une véritable mécanique de précision qui renvoie le jazz à ses ancêtres des siècles passés. Sur les quatre titres (dont un live) que compte le disque, la musique mêle de longs rubatos sur lesquels les solistes peuvent s’exprimer pleinement et des parties très écrites, et Ping Machine revêt alors presque des allures de sinfonietta. A l’écoute, je pense forcément aux grandes formations scandinaves et d’outre-Rhin (le SWR Big band en tête) et ce n’est sûrement pas pour rien si les deux albums de l’orchestre ont été enregistrés aux Bauer Studios de Ludwigsburg en Allemagne. Et alors que la récré est finie, je me dis que le rapprochement franco-allemand a peut-être encore de beaux jours devant lui. Atchoum !

 

Ping Machine en live au Petit Faucheux, en 2013


4 titres / 50 mn (Neuklang Future) – Sortie le 29/04/2016

Jean-Michel Couchet : Saxophone alto & soprano – Fabien Debellefontaine : Saxophone alto, clarinette, flûte – Florent Dupuit : Saxophone ténor, flûte, flûte alto & piccolo – Julien Soro : Saxophone ténor, clarinette – Guillaume Christophel : Saxophone baryton, clarinette basse – Andrew Crocker : Trompette – Quentin Ghomari : Trompette, bugle – Fabien Norbert : Trompette, trompette piccolo, bugle – Bastien Ballaz : Trombone – Didier Havet : Trombone basse, tuba – Paul Lay : Piano – Frédéric Maurin : Guitare, composition, direction – Stéphan Caracci : Vibraphone, glockenspiel, percussions – Raphaël Schwab : Contrebasse – Rafaël Koerner : Batterie

En savoir plus : www.ping-machine.com


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