I Love You But I’ve Chosen Darkness : Dust


AU SOMBRERO DE L’AMER

Pochette de Dust par I Love You But I've Chosen DarknessNe dit-on pas que tout ce qui est beau est rare et cher ? Cher je ne sais pas, mais pour ce qui est de la rareté, il est certain que « Dust » confirme l’adage. Mais reprenons d’abord le fil de nos chroniques : après Cymbals Eat Guitars il y a dix jours, en voici d’autres qui ont dû se creuser le ciboulot pour trouver un nom.

I Love You But I’ve Chosen Darkness. Si c’est un peu long à écrire, il faut avouer que rarement autant de poésie n’aura filtré avant même que la moindre note ne soit jouée. Alors en plus, et comme le dirait notre cher Jean-Jacques national, quand la musique est bonne, je suis aux anges. Et elle est sacrément bonne. On ne reprochera pas aux quatre texans de vouloir créer le buzz sur internet, leur présence y étant assez floue, et il m’a fallu creuser beaucoup pour tenter de percer les mystères d’un groupe qui élève ses cathédrales au culte d’un univers aussi sombre que poétique. Une poésie donc ressentie dès la découverte de ce groupe, et si je me laissais aller à la mode d’aujourd’hui de tout réduire à un acronyme (certes, ILYBICD ça va plus vite à écrire), j’aurais l’impression de les trahir en perdant la première dose de rêve qu’ils insufflent à leur musique.

Un groupe qui prend son temps, puisqu’il aura quand même fallu attendre huit longues années depuis leur premier disque, et pourtant aujourd’hui rien ne semble avoir changé sous le soleil (la lune ?) du combo américain. Certes, quelques modifications de line-up mais le cinquième homme Paul Barker est toujours aux manettes pas loin d’une décennie plus tard. Pleins de ces arpèges de guitares mordants, comme si les cordes étaient tendues à l’extrême, il n’y a rien à jeter dans les dix titres et les quarante minutes de cet album noir comme sa pochette me poussaient inlassablement vers le côté obscur de la force. Comme si Dark Vador poussait la chansonnette…

La version audio du titre d’ouverture Faust


10 titres / 41 mn (Monopsone) – Sortie le 27/10/2014

Christian Goyer : Voix – Ernest Salaz : Guitares – Edward Robert : Basse – Tim White : Percussions

Produit par Paul Barker

En savoir plus : www.chosendarkness.com


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