Johnny Marr : Call The Comet


STAR SYSTEM SOLAIRE

Pochette de Call The Comet par Johnny MarrQuelle belle institution que la Nuit des Etoiles. Il faut dire que rester dans la lune, des étoiles plein les yeux, c’est un peu comme des vacances dans mes vacances. Et comme on ne chipote pas sur LVM, j’me ferais bien aussi une petite comète, tiens. Pas vous ? Si ? Bougez pas, j’appelle Johnny.

 

Mais non, pas l’idole des jeunes… ou alors ce sont juste d’autres jeunes. Car souvenons-nous, le 8 août 1987, Johnny Marr quitte The Smiths, étouffé dans un groupe peu enclin à la nouveauté et au changement. Pourtant, avec seulement trois années et quatre disques ensemble, le groupe peut se targuer d’un rapport longévité/influence à faire pâlir bien des étoiles du Walk of Fame, si l’on s’en tient au nombre impressionnant de musiciens revendiquant un quelconque héritage smithien aujourd’hui, alors même que le succès commercial du groupe à l’époque n’était pas forcément toujours au rendez-vous. Oui mais voilà, trente ans et presque toutes ses dents après, le Mancunien à la coiffure… de mancunien (il doit décidément y avoir un coiffeur attitré à Cottonopolis) continue d’écrire ses pages dans le grand livre du rock, en n’ayant jamais produit une musique à la fois aussi proche et aussi lointaine de ce qu’il pouvait faire avec Moz.

Mais revenons à nos moutons : pour son troisième album solo, Johnny Marr choisit donc de décrocher la lune pour la remplacer par une comète, sans Bill Haley cette fois, mais plutôt façon Starwars. « Luke, je suis ton père. – Et ta sœur ouais ! – Ce serait le bonheur. – Wooohoho »… Oh pardon, c’est la chaleur, je ne sais plus très bien ce que j’écris. Toujours est-il qu’aujourd’hui, Johnny Guitare prouve qu’il était bien l’essence du moteur Smiths et qu’il n’a rien perdu de son pouvoir calorifique en 2018. Loin de jouer les queues de comètes, le Britannique relèguerait presque Morrissey au rang de papi en service gériatrique (attention à la canicule…) tant la fraîcheur et la gourmandise sonore remplissent son nouvel opus. Les arpèges et les riffs de guitares tranchants cisèlent un son sorti de nulle part, entre cold-wave et électro-rock inspiré avant de rassurer quand même ceux qui ont usé leurs oreilles sur « The Queen Is Dead » avec quelques titres dignes de la meilleure anthologie des Smiths. Capable de délivrer une prestation diablement réussie tant à 140 à la noire que sur tempo lent, Johnny se transforme en lune qui éclipse le soleil et se pose aujourd’hui, à 54 ans, en véritable rocker, celui qu’il a toujours été mais qu’on découvre enfin réellement. En quelque sorte, A star is born, certes, mais born to be alive (tou tou tou tou…). Pfff, fichue canicule.

 

La vidéo officielle du single The Tracers


12 titres / 58 mn (New Voodoo) – Sortie le 15/06/2018

Johnny Marr : Voix, guitares, claviers – Doviak : Claviers, chœurs – Iwan Gronow : Basse, chœurs – Jack Mitchell : Batterie – Sonny Marr : Chœurs

Produit par Doviak & Johnny Marr

En savoir plus : www.johnnymarr.com


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